La ville de l’avenir sous le crayon des collégiens

#Imaginaire #Cartographie #Narration #Futurisme #Utopies

1er décembre 2016

 

L’association « Cartographier au collège » animée par Olivier Godard et Marie Masson, a eu l’excellente idée d’organiser, en 2016, un concours de cartographie imaginaire ouvert aux élèves de CM2, de 6e et de 5e. « Habiter la ville de demain » était le premier thème sur lequel les collégien·nes étaient invité·es à imaginer la carte. La qualité des cartes et la sensibilité des narrations qui les accompagnent nous a donné envie — avec l’autorisation des auteur·e·s — de partager ici l’imaginaire fertile, débordant, optimiste ou inquiet, de ces jeunes élèves.

Travaux de : Manon Boisseau, Léopold Marchand, Thomas Brault, Claire Kjerulf, Aela Guet, Agathe Prébet, Amaëlle Kelfoun, Elsa Masson, Élise Cocault, Lisa Paimparé

1 -Neptunia, verte et bleue

Carte et texte de Manon Boisseau, classe de sixième, Paris.

« Depuis le réchauffement climatique, certains continents comme l’Amérique, l’Océanie et l’Antarctique ont disparu, mais quelques îlots de terre sont restés émergés. Les habitants de la Terre ont été obligés de s’adapter à de nouvelles façons de vivre : il n’y a plus de voitures, il n’y a plus d’usines polluantes...

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Neptunia
Manon Boisseau, classe de 6e, Paris.

Voici un grand archipel composé de cinq petites îles. Les trois qui se trouvent à l’est sont consacrées à l’élevage et à l’agriculture. Sur celle au nord, on élève toutes sortes d’animaux : des cochons, des vaches, des moutons, des poules… Sur celle du centre sont concentrées toutes les récoltes, la production de viande, la fabrication de vêtements (qui seront ensuite expédiés au centre commercial). Sur celle au sud, sont cultivés des légumes, des fruits, des fleurs et la nourriture pour les animaux.

La quatrième et la cinquième sont situées à l’ouest. Sur celle au nord-ouest, est rassemblé l’administration. Il y a la police, les pompiers, le président, le maire, l’hôpital et les gendarmes. Enfin, on trouve, sur celle située le plus au nord, des infrastructures destinées à la culture et aux loisirs : le cinéma, la bibliothèque, l’opéra… et la plage !

L’archipel central regroupe les logements des habitants. Ceux qui ne travaillent pas sur l’île administrative travaillent sur l’archipel, dans les arbres.

Pour se déplacer, les habitants vont à pied sur des passerelles ou circulent dans des tubes sous-marins, à vélo, en roller ou en bateau pour aller d’une île à l’autre. Pour accéder aux tubes ou pour en sortir, il faut emprunter les escaliers.

L’électricité est stockée dans des cabanes en fer. Sur chaque île, il y a plusieurs cabanes reliées. L’électricité est produite grâce à des éoliennes, des panneaux solaires et des moulins à eau. Pour se nourrir, les habitants vont soit au marché couvert situé sur l’archipel pour y acheter des légumes et des fruits frais, soit au centre commercial pour tout le reste.

Sous l’eau, on peut rejoindre le centre commercial et des salles de sport avec piscine, patinoire, gymnase... Les écoles sont construites sous l’eau et sont toutes reliées entre elles ainsi qu’à l’archipel.

Les habitants espèrent que ce mode de vie fera ainsi redescendre le niveau de l’eau, qui peut à tout moment monter à cause de la pollution. Voilà comment, à Neptunia, on lutte contre le réchauffement climatique en respectant la nature ! »


2 - Dômiville vous surveille

Carte et texte de Léopold Marchand, classe de cinquième, Paris.

« Je suis fier de vous présenter ma ville futuriste. Dômiville, qui associe l’écologie et la sécurité.

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Dômiville
Léopold Marchand, classe de cinquième, Paris.

J’ai représenté, comme son nom l’indique, des dômes pour une question de sécurité. Il y en a quatre. Le dôme central — lieu principal — regroupe toutes les habitations, qui sont par ailleurs personnalisables. Autour du dôme principal, il y a trois autres dômes. Le Dôme-2, c’est le complexe commercial, le Dôme-3 concentre les bureaux et les entreprises et le Dôme-4 est consacré à l’énergie.

Tout est bien séparé.

Parlons du dôme en lui-même : il apporte de la sécurité aux gens qui y habitent. Pour y rentrer et sortir il y a un contrôle automatique et intelligent. Le dôme détecte si on est une personne dangereuse ou pas.

L’écologie est un autre élément important. Il n’y a pas de voitures pour se déplacer dans la ville, les véhicules y sont interdits (il y a de grands parkings à l’extérieur), mais ils peuvent la contourner ou passer par les tunnels souterrains. Par contre, il y a d’autres moyens de transports, comme les tapis roulants pour les piétons, la télétransportation pour les longues distances, et pour passer de dôme en dôme, il y a les télécabines et le vélo. Et pour finir, toute l’énergie de la ville est fournie par un champ d’éoliennes de nouvelle génération. »


3 - Damas en 2024 : de la ville en guerre à la ville en paix

Thomas Brault, classe de cinquième, Longué.

« J’ai choisi de représenter la ville de Damas, car cette ville a été détruite par la guerre qui a semé la peur et la désolation au sein de la population.

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Damas en 2024
Thomas Brault, classe de cinquième, Longué.

J’ai imaginé que dans quelques années, Damas serait tout le contraire de ce qu’elle est maintenant : une sorte de capitale du monde, où siège l’Unesco et la fameuse LIDDF (Ligue internationale des droits de la femme). Elle consisterait à défendre les femmes de tous les pays.

Ce serait aussi une ville modèle pour l’écologie, avec des quartiers entiers de maisons végétalisées. Il y aurait aussi plusieurs parkings-relais pour que le covoiturage se développe, et que la voiture électrique se généralise — de très nombreuses stations de rechargement seront mises à la disposition de la population. Il y aurait également des champs d’éoliennes, deux grands parcs, deux grands lacs, des barrages hydroélectriques, plusieurs lignes de tramway et des usines de recyclage.

Politiquement, on entreprendrait un immense travail de mémoire pour ne pas oublier avec des musées et des lieux de recueillement pour se souvenir des victimes de la guerre, pour que les générations futures n’oublient pas ce qui s’est passé avant elles. Tous ceux qui avaient quitté Damas pour se réfugier à l’étranger seraient revenus.

Enfin, il y aurait un grand palais présidentiel : j’ai pensé que Damas devait être dirigé par une femme. Dans les grands hôpitaux, on pourrait se faire soigner gratuitement.

Damas serait devenue œcuménique, toutes les religions se côtoieraient, on trouverait côte à côte des mosquées, des synagogues, des églises catholiques, protestantes et orthodoxes. Ce serait aussi une grande ville touristique, accessible par le grand aéroport, où l’on pourrait visiter les musées, mémoriaux, le quartier des religions, le port et le palais présidentiel. »


4 - Milford, la ville aux trains volants et aux tramways muets

Carte et texte de Claire Kjerulf, classe de cinquième, Trélazé.

« Au début, je n’arrivais pas à trouver mon idée.

Puis, j’ai pensé à l’actualité, notamment à la montée des eaux marines, aux déchets, aux animaux en voie de disparition… Et dans ce contexte, je me suis demandée : “Comment sera demain ?”

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Milford en 2310, 1 million d’habitants
Claire Kjerulf, classe de 5e, Paris.

Puis est venue l’idée : une ville qui est en fait une île détachée d’un continent sous l’effet de l’élévation du niveau de la mer. Il fallait que cette ville soit vraiment écologique : diminuer la pollution de l’air, sauver sa faune et sa flore, loger décemment toute la population, produire la nourriture, produire de l’électricité avec des sources renouvelables et imaginer un développement qui serait durable.

J’ai imaginé une organisation des transports et de la circulation qui pourrait fonctionner avec des nouvelles technologies (cabines de téléportations, transports ultra rapides…). Puisque la ville est devenue une île très peuplée, il est alors plus que nécessaire de préserver les forêts, lutter contre l’air pollué par les usines pour que l’air soit respirable (et donc n’utiliser que de l’électricité produite de manière écologique avec des éoliennes ou des panneaux solaires), protéger la faune, en particulier les animaux menacés comme les abeilles ou les éléphants. En bref, j’ai imaginé un futur centré autour de la préservation de notre planète. »


5 - Sur Ambold, les tramways volent

Carte d’Aela Guet, classe de sixième, Durtal.

Sur cet archipel circulaire, il n’y pas de place, il n’y a plus de place...

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Sur Ambold, les tramways volent
Aela Guet, classe de 6e, Durtal.

Alors, on a construit des immeubles dans lesquels, à chaque étage, au lieu de loger une ou plusieurs familles, il y a des fermes. Les animaux prennent l’ascenseur, les tracteurs fonctionnent aux algues broyées. La rondeur des immeubles d’habitations est un « miroir-écho » déformé des immeubles agricoles, lesquels sont plutôt très angulaires, offrant au visiteur qui arrive sur ce petit tri-archipel, un paysage très varié.


6 - Esmée et ses voitures à combustion végétale, en 3093

Carte d’Agathe Prébet, classe de cinquième, Trélazé.

Voici Esmée la belle, la ville propre où fût inventée la « voiture à combustion végétale », où les déchets se désintègrent, où le périphérique est un tunnel sous-marin qui fait disparaître l’essentiel de la circulation de transit.

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Sur Ambold, les tramways volent
Agathe Prébet, classe de 5e, Trélazé.

Comme toutes villes-îles, où il faut redoubler d’ingéniosité pour occuper l’espace de la manière la plus efficace possible — on manque de place — il faut « rationaliser »... C’est peut-être pour cela que les concepteurs de la ville ont pensé à créer une prison flottante loin du centre.


7 - Salvatoria, la ville qui a sauvé l’humanité

Carte et texte d’Amaëlle Kelfoun, classe de cinquième, Ceyrat.

En 2050, poussées par un contexte de crise économique, les grandes multinationales se sont multipliées et ont installé leurs infrastructures vraiment partout dans le monde pour prélever les ressources qui avaient le plus de valeur (or, argent, pétrole, coltan,...).

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Salvatoria, la ville qui a sauvé l’humanité
Amaëlle Kelfoun, classe de 5e, Ceyrat.

Mais les pays « utilisés » et exploités par ces multinationales, principalement en Afrique, ne se sont pas laissé faire. Ils se sont tous alliés et se sont engagés dans un cycle de représailles contre tous les pays d’où étaient originaires ces grandes entreprises.

C’est ainsi que débuta la troisième guerre mondiale qui fît beaucoup de victimes et de dégâts. Beaucoup d’infrastructures furent détruites, la guerre laissant d’immenses territoires entièrement dévastés. Au bout de 20 ans, les entreprises multinationales acceptèrent de mettre fin à leurs activités, et la guerre put enfin cesser.

De nombreuses communautés dans les populations meurtries par le conflit décidèrent de partir vers de nouveaux horizons, loin des Nations responsables de leur malheur, pour oublier ce drame et refonder de nouvelles villes sur des îles, et créer des modes de vie plus écologiques en produisant, par exemple, de l’énergie houlomotrice (récupérée de la force des vagues en mer), éolienne ou solaire.

Salvatoria est l’une de ces villes : son nom signifie « la sauveuse ».

Elle a gardé toutefois quelques formes architecturales héritées des pays colonisateurs, ces bâtiments sont utilisés comme espace de travail. Les voitures ont disparu, seuls les vélos et les transports en commun permettent de circuler en ville. La communauté a mis en place un système de récupération, de tri et de recyclage, qui permet de faire durer les matériaux beaucoup plus longtemps qu’avant. Même pour la nourriture ! Les gens doivent trier les graines et les mettre dans des bacs qui sont envoyés dans des « usines à graines » puis distribuées après traitement dans les différentes sphères agricoles, selon leur nature, pour être replantées.


8 - Futurablanca, la ville de rêve

Carte d’Elsa Masson, classe de cinquième, Champtoceaux.

Sur Futurablanca, tout est calculé au millimètre près pour vous faire rêver. Tout y est : palmiers, plage de sable, fruits de mer à volonté, et vous vivrez dans des « immeubles-boules ». Plus besoin de voiture, on vous transporte dans le domaine du bonheur terrestre soit par l’astroport, soit par le téléphérique des anges, celui qui circule « au dessus des nuages ». Que vouloir de plus...

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Futurablanca, la ville de rêve
Elsa Masson, classe de 5e, Champtoceaux.

9 - Dans cette Ville-confluence, s’embrassent la Plantule et le Fleuvage

Carte d’Élise Cocault, classe de sixième, Montreuil-Juigné.

On est écolo et silencieux, on arrive dans cette cité bâtie à la confluence de Plantule et du Fleuvage, tout doucement, en dirigeable.

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Futurablanca, la ville de rêve
Élise Cocault, classe de 6e, Montreuil-Juigné.

En revanche, pour se déplacer dans la ville, c’est à la vitesse de la lumière : les transports en commun, c’est des TERV (trains extrêmement rapides et volants) et des THR (tramways hyper-rapides). Juste pour dire, pas de temps à perdre pour profiter de la vie et des infrastructures. La ville est protégée par son majestueux champ d’éoliennes qui anime ses pourtours de son incessant ballet.


10 - La ville de la paix, tout simplement

Carte et texte de Lisa Paimparé, classe de sixième, Gennes.

La ville de la paix est une ville très écologique. Il n’y a pas de pollution car les véhicules et les routes fonctionnent sur le principe des champs magnétiques (et en plus c’est silencieux !). La ville de la paix n’utilise pas de carburant, et on y recycle les déchets. Enfin, on y est à l’aise parce que les densités de population sont très faibles, on ne se bouscule pas...

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La ville de la paix, tout simplement
Lisa Paimparé, classe de 6e, Gennes.

Des esquisses qui réinventent le monde

Toutes ces cartes montrent le très bel effort d’imagination des élèves, qui ont réalisé là un travail de conception et de réalisation considérable.

Certaines peuvent être d’une facture un peu moins habile que d’autres, mais ça n’a aucune importance. Je passe mon temps à dire, au cours des ateliers de cartographie que j’ai la chance d’animer, que la qualité du dessin ne doit pas être un critère discriminant. La richesse de l’exercice cartographique, c’est avant tout l’idée et sa « mise en scène », quelle que soit la forme qu’elle prend au final. Après tout, nous évoluons sans cesse, nous aspirons à progresser, à faire mieux, un peu plus chaque jour… Et il est toujours facile — à postériori — d’améliorer ses premières « images de pensées ».

C’est pourquoi je ne suis pas très enthousiaste à l’idée d’être membre d’un jury de concours, au sein duquel nous avons l’extravagant pouvoir de qualifier ou disqualifier un projet sur des bases subjectives. Un dessin raté, une esthétique discutable peut dissimuler une bonne idée, une « intention cartographique » intéressante qui mériterait un débat participatif. Et c’est justement tout l’intérêt de la carte : qu’elle suscite des réflexions, de l’émotion et qu’on puisse en parler. Ensemble.

Toutes ces cartes, sans exception, font un usage intuitif et très intelligent — c’est surprenant, pour des élèves de cet âge — des trois composantes fondamentales de l’expression cartographique, l’approche « 3 + 1 ». Le 3, c’est les trois éléments symboliques qui font la carte : le ponctuel, la ligne et la surface (Kandinsky, dans son ouvrage « Point et ligne sur plan parle plutôt de « plan »). Le 1 représente tous les éléments qui renseignent le dessin, en d’autres termes, les identificateurs : toponymie, textes de légendes, titre, échelle, sources, etc.

Tou·te·s les élèves, c’est sans doute le plus touchant, nous ont transporté dans « leur monde », celui dont ils rêvent peut-être, celui dans lequel ils vivent et se projettent. Cette représentation du futur est l’expression de leur perception présente. On y décèle leurs envies, leurs inquiétudes, leurs rêves, leurs centres d’intérêt, et enfin leur générosité. Elles·ils veulent un monde en paix, écologique, respectueux de la nature et des êtres humains. Certain·es ont exprimé un désir de sécurité, sans doute lié à l’atmosphère dans laquelle nous baignons en cette fin d’année 2016. Ces collégien·nes ont admirablement fait dialoguer l’imaginaire (le futur) sur la base de la réalité (présent). La carte est un dialogue permanent entre réalité et imaginaire.

Tou·te·s les élèves ont montré leur capacité à hiérarchiser — à des degrés divers — les légendes de manière logique et intentionnelle. Beaucoup de créativité dans les terminologies : on espère un jour voir circuler le train extrêmement rapide volant dit le TERV ou la voiture à combustion végétale dite VCV ; on espère un jour pouvoir visiter Neptunia, Esmée ou Domiville ; on aimerait naviguer sur le fleuve Plantule.

L’utilisation des couleurs et des intensités de tons est réfléchie, elles.ils ont donné des significations (le choix de la couleur est une composante importante pour exprimer l’intention cartographique). On retiendra la représentation des forêts en rouge dans la ville-confluence. Du point de vue de la structure des villes, on peut dire que les organisations urbaines sont bien pensées, presque de quoi rendre jaloux·se un·e urbaniste professionnelle...

Dans cette réflexion très complète, elles·ils ont eu aussi une approche politique et sociale. Ces cartes témoignent de leur souci de l’espace public, de bien concevoir les lieux à usage collectif. Les élèves évoquent — dans leurs conceptions de morphologie urbaine — un espace pour tous, sans discrimination. Il y a du multiculturalisme, du dialogue inter-religieux ou œcuménisme, des transports collectifs, des lieux publics attractifs, des rues larges, des lieux de rencontres, de culture et d’éducation. Et dans certains cas une intégration « rurbaine » où l’agriculture se ferait en ville.

Il y a sur deux cartes un « palais présidentiel » un peu surprenant en ce qu’ils font référence à un mode de gouvernement pyramidal et hiérarchique traditionnel et pour tout dire… démodé. Il semble pourtant que l’ensemble des élèves ont imaginé un monde plutôt solidaire et collectif, qui induit un mode de gestion participatif (lequel est sans doute plus difficile à mettre en œuvre que le système hiérarchique, mais beaucoup plus respectueux des êtres humains et de leurs désirs, et enfin, plus démocratique et enthousiasmant).

Toutes ces cartes racontent une histoire, l’histoire du monde tel que le voient les élèves, peut-être aussi un peu tel qu’ils le souhaitent.

↬ Philippe Rekacewicz.

Lire aussi : « Cartographie et imaginaire », compte rendu d’un café géo animé par Christian Grataloup, professeur émérite, et Olivier Godard, de l’association « Cartographier au Collège » (festival de géographie, Saint-Dié des Vosges, 1er octobre 2015).

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